Exploitée en direct par la collectivité, la Cité Verte est un exemple de gestion raisonnée par des équipes formées, convaincues et aguerries.
Géothermie à la piscine
L’eau de la piscine olympique est chauffée par géothermie. L’eau chaude naturelle est puisée à 700 mètres de profondeur et arrive à 33° dans une zone technique dédiée où un système d’échangeurs permet de récupérer les calories de chaleur pour chauffer la piscine. Ce système vertueux permet de chauffer l’eau de la piscine à 100% de février à novembre, à 80% en décembre-janvier.
Pompe à chaleur pour tout le site
Dès lors légèrement refroidie, cette eau naturellement chaude est à nouveau utilisée en aval pour alimenter une pompe à chaleur dédiée (puissance nominale 586 kW, COP 6.36 kW, efficacité énergétique saisonnière 6.58 kWh), laquelle chauffe non seulement l’air de la piscine mais également l’ensemble du site (autres salles, accueil, vestiaires, salle de muscu etc.).
Après ces deux opérations durant lesquelles les calories sont utilisées, l’eau est dirigée vers la station de traitement pour être potabilisée et distribuée aux abonnés du service municipal de l’eau.
Eclairage LED
Un plan pluriannuel (2020-2027) a pour ambition de changer dans son intégralité l’éclairage des infrastructures sportives, indoor et outdoor, par du LED. Les investissements réalisés dans la salle omnisports Roland-Jouglen et la piscine olympique couverte, premiers équipements à en avoir bénéficier en 2021, ont engendré 60% d’économies d’énergies pour la première, 40% pour la seconde (car les besoins en éclairage diurne sont bien moindres).
Après avoir équipés tous les bâtiments non sportifs (salles de réunion, de musculation, de danse, les 26 vestiaires collectifs etc.) en 2023, le complexe Alain-Lansaman (basket, dojo, gymnastique) et les tennis couverts viennent d’être terminés avec des prévisions encore meilleure (66% d’économie d’énergie espérées).
Reste désormais d’ici 2027 le chantier des éclairages extérieurs (4 terrains de football et de rugby, arènes, 62 terrains de pétanque).
La politique Zéro Phyto est appliquée depuis 2009 à la Cité Verte, soit bien avant que ce ne soit rendu obligatoire (2017). Elle est même appliquée au golf alors que ceux-ci bénéficient encore de dérogations. De même, toutes les fertilisations sont depuis longtemps en bio.
Ceci implique des interventions récurrentes et chronophages pour les employés dédiés. D’où un parc d’équipements dédiés important (2 tracteurs, 4 tondeuses, scarificateur, décompacteur etc.), et beaucoup d’entretien au rotofil. La commune a opté pour un achat de matériels électriques (tailles haies, sécateurs, souffleurs, élagueuses…) plus légers, plus silencieux et plus respectueux de l’environnement, tout en conservant puissance et efficacité. Ce type de matériel contribue également à améliorer les conditions de travail des agents tout en garantissant leur bien-être. Pour autant, quand l’usage d’appareils thermiques demeure incontournable, c’est un carburant respectueux de l’environnement (et moins dangereux pour l’agent) qui est utilisé (Aspen 2 temps, à base d’Alkylate).
La tonte dite “Mulch” est généralisée : l’herbe tondue broyée fertilise naturellement les pelouses. Aucun autre fertilisant n’est utilisé… hormis certaines macérations dont le service Espaces Verts s’est fait, à l’instar des Anciens, une spécialité : ortie, valérianne, prêle, blé, sauge etc., que ce soit en préventif, en curatif voire aussi en fertilisation.
Et les résultats sont spectaculaires, concrets et avérés :
Enracinement des gazons plus profond (passé de 5.8 cm à 12 cm actuellement)
Réduction des arrosages de nuit (mesures de pluviométrie réalisées)
Diminution des maladies de gazon
Fermeture des terrains non nécessaires suite aux traitements
Le choix a été fait il y a quelques années d’adopter le principe du paillage végétal sur la plupart des massifs, en remplacement de solutions minérales. Les avantages sont nombreux (outre la propreté) : limiter l’arrosage, permettre un désherbage plus facile, assurer une plus grande fraîcheur etc.
Deux matières sont privilégiées, selon les besoins :
- Le paillage à base de Miscanthus, utilisé pour les floraisons annuelles et bisannuelles, est fourni par un producteur local.
- Dans les massifs composés d’arbres, d’arbustes et de vivaces, le paillage est à base de plaquettes de châtaigniers qui, entre autres avantages, permet aussi d’empêcher la pousse d’adventices.
Depuis vingt ans, le Service Espaces Verts de la Cité Verte a fait évolué ses méthodes de travail et a généralisé plusieurs pratiques vertueuses, tant pour optimiser le potentiel des sols que pour respecter l’environnement.
Exemples :
Engrais naturels
Le service Espaces verts de la Cité verte utilise deux types d’engrais pour l’entretien des terrains de sport. Un engrais organique (Ever 7 ; deux passages par an) et Bioplume (http://www.bioplumes.fr ), un engrais produit localement (à Saint-Cricq-Chalosse) à base de plumes de canard mélangé avec de la poudre de betterave. Cet engrais naturel étonnant, bien moins fort en azote qu’un engrais minéral, a de nombreuses vertus : circuit court, issu des productions agro-alimentaires locales (filière canard), coût, et gain de temps : en pleine saison, il nécessite deux fois moins de tonte que lorsque des engrais chimiques étaient utilisés ! Son défaut principal en fait, est qu’il est localement très demandé (maraîchers, vergers…) : la Cité verte, qui en consomme 3,5 tonnes par an (pour deux voire trois passages par an), passe ses commandes un an à l’avance…
Ressablage annuel
Chaque année, courant juin, le service ressable tous les terrains sportifs : on ressème puis on nivelle pour rattraper la planitude du terrain. Une opération qui nécessite 250 à 300 tonnes de sable (40 à 60 tonnes par terrain).
Arrosage intégré
Chacun des six terrains sportifs ainsi que le golf, bénéficient d’un arrosage intégré, relié à un réseau de pompage, le même forage alimente tous les terrains de sports de la Cité verte, golf compris. Prochaine étape : automatiser l’analyse de l’humidité des sols (à l’étude).
En partenariat avec le Sietom de Chalosse (http://www.sietomdechalosse.fr ), les services produisent un compost toute l’année à base des déchets alimentaires du restaurant de la Cité verte.